Aller au contenu
Marcial EN

Marcial

Ligne après ligne, le désir prend corps.

Marcial dessine des corps masculins. Pas de silhouettes idéalisées, pas de retouche : des hommes poilus, gros, tatoués, barbus, âgés, dessinés avec la même attention qu'on réserve d'ordinaire aux corps qu'on ne dessine pas.

Tout est tracé à la main sur iPad, sans intelligence artificielle. Chaque poil, chaque pli de tissu, chaque motif de tatouage est posé individuellement. Le volume ne vient jamais d'une ombre ni d'un dégradé : il vient de la densité du trait. C'est une contrainte, et c'est le sujet.

Le travail commence en 2020, dans une cave, pendant le confinement. Un atelier d'impression et de gravure y est installé, et le geste fondateur est un détournement : superposer des dessins pornographiques à des supports d'imaginaire classique — assiettes vintage, céramiques décorées, planchettes de bois. De loin, un décor. De près, plus du tout. Cette double lecture n'a jamais été une intention théorique ; elle est née de ces objets.

La parenté visuelle est du côté de la linogravure : une économie de moyens qui oblige à décider, et des couleurs franches qui inscrivent le travail dans un langage contemporain plutôt que dans l'étude anatomique.

Autodidacte, début de parcours. Les tirages sont vendus sur ArtMajeur.